Marie Vialatte

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Témoignage

Burundi, retour au pays de mon enfance…

Je m’appelle Marie Vialatte, j’ai 20 ans, je suis française. Avant de venir habiter en Belgique, j’ai vécu en Afrique pendant mes 12 premières années, dont 4 ans au Burundi. Ce qui est une première raison pour laquelle j’y suis retourner avec Iriba pour revoir ce magnifique pays que j’avais quitter 11 ans avant!
J’ai entendu parler d’Iriba par l’intermédiaire d’un ami qui travaille à la délégation de l’Union Européenne à Bujumbura, dont le projet de construction d’un centre de santé m’a tout de suite embalé! Venir en aide à ce peuple si pauvre, représentait beaucoup pour moi! Je me sens chez moi en Afrique et donc je me sens concerné par rapport à leur situation d’autant plus que j’ai connu la période de guerre des 91-93.

C’est vraiment une fois sur place que l’on se rend compte du décalage,
essentiellement matériel, qui existe entre eux et nous et cela nous a beaucoup touché. Pendant les deux semains où nous étions sur le chantier, ce fut un vrai bonheur de pouvoir apporter un peu de notre aide au village de Mugomera au Nord du Burundi. Nous nous sentions utile et avions envie de l’être de plus en plus! A chaque fois que nous arrivions sur le chantier, les enfants se précipitaient vers nous. Quelle joie de pouvoir les faire sourire, les distraires et de leur apporter un peu de gaité! Nous voyions de jour en jour les murs de ce centre de santé monter, ce qui nous rendait fière car nous ne pouvions pas décevoir tous ces gens qui comptaient sur nous et qui s’unissaient même à nous dans le travail pour former nos longues chaines de boue et de briques!

En parlant d’union, le fait d’avoir partager ce projet avec des jeunes du Congo, du Rwanda et du Burundi fut quelque chose de très enrichissant pour pouvoir encore plus s’immerger et s’imbiber de leur culture différente de la notre(mais qui nen est pas moins intéressante!). Les débats et les discussions entrepris entre nous, nous ont permis d’apprendre et de réflechir différemment par rapports à des sujets de société, de politique, de santé ou de sécurité, qui ne font même pas l’objet de réflexion dans nos pays occidentaux.
Pour conclure, ce voyage fut une expérience magnifique plein de partage et d’échange. Mais surtout pleine de solidarité qui, je crois, est un mot essentiel qui permet de faire avancer très vite les choses et qui permet d’accomplir toutes les prouesses possibles et imaginables. Car ensemble, que l’on soit noir ou blanc, rien est impossible!

Marie Vialatte
Participante